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Les vignes, les vins et les viticultures

October 18, 2015

 

Introduction et 1ère Partie

la viticulture d'agrément

 

En rédigeant ces « leçons de choses sur les vignes, les vins et les viticultures »  je voudrais me  livrer avant tout à un exercice de compréhension ambitieux: Saisir la diversité des viticultures et des produits de la vigne, comprendre quelques éléments fondamentaux de l’élaboration des vins, approcher les motivations profondes des acteurs, soulever un questionnement autour des mystères qu’il reste à percer. 

Je voudrais aussi tenter d’apporter un éclairage original. 

 

J’ai l’intime conviction que le vin est le témoin privilégié d’une certaine forme de civilisation composée des savoir-vivre qu’il a généré et contribué à épanouir dans le temps comme dans l’espace.

 

Les acteurs, les territoires, les techniques, les systèmes économiques, financiers, réglementaires et politiques qui participent peu ou prou à la longue chaîne qui va du cep de vigne au verre du consommateur final s’entrelacent en liens de nature diverses, parfois complexes ou mystérieux qu’il est inutilement présomptueux de tenter d’appréhender par une simple analyse sectorielle technique, économique ou financière.

 

La surabondance de littérature, d’œuvres d’art, d’iconographie, de recherches en tous ordres consacrés à la vigne et au vin, témoignent pour partie de cela.

 

Tenter de comprendre la diversité du vin, c’est plonger au cœur du réseau  socio-économique d’une variété et d’une richesse humaine inouïe qui s’est constitué au fil du temps, des moines cisterciens aux marchands bordelais des petits négociants en vins de table aux traders des grandes places financières, du petit paysan au grand propriétaire terrien. Autour et dans ce riche secteur gravitent et tourbillonnent une foule extraordinaire d’adeptes, d’inconditionnels, de passionnés, de chantres zélés, mais aussi d’ennemis farouches et autres détracteurs assidus. 

 

La filière viticole a ses guerriers, ses ribauds, le Roi Vinum a ses chevaliers, ses princes, ses  chambellans, ses bouffons, ses valets et ses serfs. 

 

Il faut donc se résoudre à admettre que le vin est bien plus qu’une simple boisson ou qu’un produit de l’industrie agroalimentaire parmi d’autres.

 

C’est un être vivant et il a une âme. Et d’ailleurs, les religions primitives lui vouaient un véritable culte. Le fait qu’il résulte pour partie essentielle de processus fermentaires explique probablement cela.

 

L’âme du vin se nourrit de tous les mystères qui entourent sa naissance, sa vie et sa belle fin dans l’épigastre du joyeux buveur. La mystique du vin se nourrit d’éléments comme le terroir, la fermentation, l’alchimie de la macération-extraction, du vieillissement pour ne citer que les plus évidents.

 

Mais au fait pourquoi boit-on du vin ?

 

Ecoutons Jean BRANAS, le dernier des grands Maitres en viticulture,  Professeur titulaire de la chaire de Viticulture à l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier (aujourd’hui Montpellier Sup Agro) de 1929 à 1975

 

« La consommation du vin ne se justifie que par l’agrément qu’elle procure par une sensation immédiate, complexe, à la fois visuelle, olfactive et gustative. 

 

La qualité du vin est l’intensité et la délicatesse de cet agrément. 

 

L’appréciation de la qualité repose sur la dégustation ; elle est personnelle et plus ou moins subjective ; ses résultats ne sont pas fidèlement reproductibles par le même dégustateur ou par d’autres, même avec le secours de données analytiques. 

 

Ces difficultés ne sont pas complètement éliminées par la formation de groupes d’opérateurs au sein desquels les opinions peuvent être contradictoires et qui ne représentent qu’un échantillon conventionnel de consommateurs. 

 

Les consommateurs abusifs ne peuvent pas être de bons juges; les producteurs et les négociants constituent des groupes partiaux par les habitudes contractées ou par les intérêts auxquels ils sont attachés. 

 

L’appréciation doit porter sur des types de vin caractéristiques ; des types éloignés (Sauternes et Hermitage) ne sont pas comparables ».

 

Tout est dit, il n’y a rien à enlever, rien à rajouter, merci encore cher Maître.

 

 

Leçon de choses N° 1 : La viticulture d’agrément


 

La viticulture est l’art de cultiver la vigne (vitis) dans le but d’élaborer des produits tels que :

Le verjus, le raisin frais, le jus de raisin, la gelée de raisin, le vin, le confit de vin, l’eau de vie,  

Les mistelles…

 

Le vin, selon la définition légale internationale, est «  le produit exclusif de la fermentation du raisin frais ou du jus de raisin frais ». Ceci exclut donc tout autre composant que le raisin.

Le respect de cette définition implique qu’un produit qui serait obtenu en mettant en fermentation d’autres éléments que le raisin ne pourrait être désigné par « vin »

 

Les différents types de viticulture

 

On distingue classiquement 5 types de viticulture :

 

- La grande viticulture traditionnelle ;

- La viticulture paysanne ;

- La viticulture marchande ;

- La viticulture industrielle ;

- La viticulture d’agrément

 

La viticulture d’agrément est une viticulture pratiquée dans une finalité ludique, non commerciale et dont les produits font l’objet d’une consommation privée partagée entre amis.

C’est avant tout une viticulture de jardin.

 

La viticulture d’agrément se distingue des autres viticultures par quelques traits de caractère qui lui sont propres.

 

Pratiquée par des personnes qui sont généralement passionnés par ce végétal si chargé d’Histoire, d’histoires de légendes et de symboles, elle respecte l’homme et son environnement et vise avant tout à élaborer des produits sains, simples et naturels.

 

Proposition d’une charte de production :

 

1-Choix des variétés de vigne pour l’implantation d’un vignoble d’agrément :

 

Les cépages seront choisis essentiellement selon deux critères :

 

- Leur capacité génétique à résister aux principales maladies cryptogamiques telles que l’oïdium, le mildiou ou la pourriture grise.

 

- Leur préadaptation aux conditions pédoclimatiques de la région d’implantation.

 

Sous sol et sol, précocité...

 

2 – Pratiques culturales :

 

Les pratiques culturales mises en œuvre devront exclure l’emploi des produits chimiques artificiels de synthèse et privilégier les produits naturels présents dans la biosphère, qui, de toute façon,  seront utilisés qu’en cas d’absolue nécessité.

 

3 – Pratiques œnologiques :

 

Les procédés de transformation et de conservation destinés à élaborer les différents produits issus du raisin seront mis en œuvre en utilisant au maximum les ressources naturelles. Les procédés physiques seront privilégiés. Le recours à des procédés chimiques utilisant des molécules de synthèse est à proscrire.

 

4 – Exigence de transparence et de traçabilité :

 

Toutes les pratiques mises en œuvre depuis la plantation jusqu’à l’élaboration des différents produits doivent être consignées sur un support informatif permanent et durable Ils doivent pouvoir être consultés par quiconque à tout moment.

 

5 - Pratiques commerciales :

 

Les produits de la viticulture d’agrément sont trop rares et trop précieux pour s’abaisser à être livrés à des pratiques mercantiles. Leur commercialisation est donc, a priori, proscrite.  

 

A suivre...

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